* * * * *
Si vous ne connaissez pas Jérôme Cahuzac,
Je vais vous le conter en poème élégiaque !
Affairiste notoire, bien après son bacho,
Il finit en politique, chez les socialos.
Le Président "Pas de bol" le nomme aux finances,
Pour qu'il rappatrie l'exilé fiscal en France !
Et en "père la morale", il se met à l'ouvrage,
Omettant qu'en Suisse, il a fait quelques passages...
Médiapart le découvre et commence sa traque.
Devant l'Assemblée Nationale, sans aucun trac,
Il jure : "A Genève, je n'ai aucun compte opaque !
Je n'en ai jamais eu, pourquoi toutes ces attaques ?"
Et même à la radio, au micro de Bourdin,
Il clâme n'être jamais sorti du droit chemin.
Il a fière allure, quand il sort son barratin.
Une fois pris la main dans le sac, il en a moins !
Commence alors pour Jérôme, le chemin de croix
François le démissionne, il lui reste ses mandats.
Il s'accroche sans panache, sans aucune dignité
Mais à la fin, tout le pays l'a rejeté.
On le croise, ici ou la, dans son fief du Lot,
Il tente le "mea culpa, il fait sa chochotte
Mais son sort se joue maintenant au tribunal
Pour expliquer ses activités illégales.
Un dicton dit que "le pire n'est jamais certain",
Il trouve en Cahuzac son exemple opportun.
Interrogé sur son premier compte chez les helvètes
L'ancien ministre ferait tout pour sauver sa tête.
Il convoque le défunt Rocard dans les débats :
C'est pour celui-la même, dont il se dit l'ami,
Qu'il aurait jadis mis de l'argent à l'abris.
Défense assez pratique ; les morts ne parlent pas !
Dans l'histoire, le fourbe reste quand même chanceux.
En d'autres temps, sa tête au teint cadavéreux
Aurait fini sa triste course dans un panier,
Scellant sous une guillotine sa destinée !